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Ich war ùff em Konzert le 31 mars 2006 à 20 h au Casino des Faïenceries |
« J’aime parler aux arbres, au moins ils ne répondent pas et ne ils ne disent pas de conneries. Je suis persuadé que dans une autre vie j’ai été un arbre, un figuier ou un autre. »
Le premier spectacle du Festival Mir redde Platt a été bien accueilli par les Sarregueminois et les fidèles du Platt. Le Pere Figueres a ensoleillé le Casino des Faïenceries pendant plus d’une heure avec ses chansons et ses poèmes en catalan, accompagné d'une guitare acoustique. Le groupe a fait hommage à Daniel Laumesfeld en lisant avec un charme tout catalan ses poèmes franciques traduits en français, à l’image du « Bâton Rouge » qui a fait guise d’interlude. Il a su mettre à l’aise le public en invitant ses spectateurs à goûter à un vin de sa Provence.
J’ai trouvé ce spectacle très beau et très agréable à écouter. Etant donné que je n’ai aucune notion de catalan ni même d’espagnol, les explications du Pere Figueres furent accueillies avec intérêt et permirent d’apprécier au mieux ces chansons mélangeant avec talent, poésie et technicité instrumentale.
Petit zoom sur Pere Figueres :
Carolinchen: Pourquoi vouloir continuer à faire vivre la langue catalane ?
Pere Figueres: « Parler le catalan c’est très important ainsi que l’utilisation de cette langue sous forme d’écriture et de poésie. C’est une façon de faire vivre la langue ». Selon lui , c’est toute une philosophie. La langue catalane c’est comme respirer, elle possède une pensée profonde vivifiante. Le chanteur exerce sa langue quotidiennement pour ne pas la perdre. En effet dit-il très poétiquement : « cette langue, elle a des racines et elle est libre ». Une uniformisation n’a pas lieu, il est vrai que le catalan diffère selon que l’on est du coté Nord de la Catalogne ou bien encore au Sud. Cependant ajoute-t-il, cela n’empêche aucunement sa compréhension. Le chauvinisme vise à uniformiser la langue française en écartant les langues minoritaires, ce qui est regrettable. La chanson et la poésie sont des armes pour défendre sa langue et préserver par la même une richesse héritée de ses ancêtres.
C: Existe–t il en Catalogne, un festival semblable au Mir redde Platt ?
PF: En Catalogne, le catalan est la langue officielle. Il existe des festivals qui fêtent cette langue mais ils sont différents du Mir redde Platt qui veut valoriser la langue en elle même, alors que les festivals en Catalogne veulent valoriser le savoir-faire des artistes. Cette année, dans la région du Tarragone se déroulera un festival qui invitera la Catalogne du Nord. Ils n’ont pas besoin de traduction car il existe une bonne compréhension. Les festivals sont très axés sur le savoir-faire et sont animés par différents chants, musiques et danses.
C: La vache qui dit « Nùn di Kùh » est la mascotte du festival de cette année, existe-t il aussi une expression semblable en catalan ?
PF: C’est « Burro masqué » qui veut dire âne masqué.
C: Vous nous avez fait déguster du vin catalan pendant le spectacle, comment s’appelle-t il ?
PF: Le vin dégusté s’appelle le Muscat.
C: Si un Lorrain partait en vacances en Catalogne, d’après vous quels seraient les 10 mots qui lui servirait de Kit de survie ?
PF: T’estimi (Je t’aime) , Bon dia (Bonjour), Bona nit (Bon soir), Menjar (manger), Beure (boire), Ilibertat (liberté), Marxar (marcher), Cantar (chanter), Llegir (lire), Besar (embrasser), Ballar (danser)
Par ailleurs, Pere Figueres et son groupe ont prévu de visiter Sarrebruck pour s’initier à la culture allemande, mais aussi de faire quelques pas de danse Folk lorrain, au Bal du Poisson le samedi 1er avril 2006 à l’Hôtel de Ville.
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> Hervé
Chère Carolinchen, bravo pour cette initiative et la parole tenue (!) de création du blog du festival, qui nous pousse vers plus de dynamiques.
Mes rencontres
> Pere Figueres
> Marielle Rispail
> Soirée Laumesfeld
> Soirée K. Valentin
Je m’appelle Carola Barth, je suis en 2e année de BTS Assistante trilingue au lycée Jean Moulin de Forbach. Par ailleurs, pendant mes années lycées j’ai fréquenté le Jean de Pange à Sarreguemines et le Franco-allemand de Sarrebruck. Durant ma formation, j’ai été amenée à faire deux stages en entreprise, dont un que j’ai effectué au service culturel de la mairie de Sarreguemines. Pendant ce stage, j’ai contribué avec beaucoup de plaisir et d’enthousiasme à organiser le 8e festival « Mir redde platt ». Après ce stage, j’ai pu continuer à travailler sur le festival avec 2 camarades de classe dans le cadre de mes « Actions professionnelles appliquées » et cela, à raison d’une après-midi par semaine.
Depuis quelques années, le festival vise beaucoup à intégrer et impliquer la jeunesse. Dans cette optique et de ma propre initiative j’ai pensé qu’il serait intéressant d’aborder les jeunes avec une plate-forme qu’ils se sont appropriés sur Internet: le blog (Un blog est une page personnalisée, ou l’internaute peut s’exprimer librement par des notes qu’il poste. Les visiteurs peuvent aussi laisser des commentaires par rapport aux notes publiées).
Plus jeune, je voulais être journaliste reporter (parmi tant d’autres vocations), et j’ai saisi l’occasion de me munir d’un bloc et d’un caméscope afin de m’initier, en amateur bien sûr, à ce métier. Par l’intermédiaire de ce blog, je propose aux lecteurs des interviews des artistes du festival ainsi que mon appréciation sur les spectacles auxquels j’ai pu assister. Evidemment je conserve un esprit critique et une approche jeune et dynamique en cohésion avec la jeunesse actuelle. Je vous invite donc vivement à laisser vos commentaires et vos appréciations. Bonne lecture et bon platt !
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Marielle Rispail est intervenue dans les lycées sarregueminois J'ai pu la rencontrer le soir même à la soirée Laumesfeld. |
Petit zoom sur Marielle Rispail :
Carolinchen : Parlez moi un peu de vous?
Marielle Rispail : Ce qui étonne les gens c’est mon accent du Sud quand je viens en Lorraine, mais ils s’étonnent surtout de m’entendre parler de la Lorraine et de sa langue. J’ai été enseignante pendant 18 ans. J’ai été nommée ici sans le vouloir au départ, mais je suis restée beaucoup plus longtemps que je ne le pensais. J’ai adoré la région et j’ai pu découvrir sa culture et sa langue. Voila pourquoi je suis revenue ce soir, mais surtout aussi, du fait que beaucoup de mes amis me demandent souvent de revenir.
C : Vous êtes Professeur à l’université de Nice et chercheuse au Lidilem de Grenoble est-ce que vous utilisez quotidiennement le Platt ou vous êtes-vous approprié la langue régionale du lieu où vous vivez?
MR : Non, tout d’abord quand je suis venue ici, je me suis spécialisée en platt. Je l’ai découvert, étudié et ensuite j’ai écrit des articles dessus. Quand j’étais nommée dans le Sud de la France à Grenoble, puis à Nice, j’ai beaucoup parlé à propos du platt et j’ai écrit beaucoup d’articles dont deux ouvrages qui lui sont entièrement consacrés. Mais j’ai effectivement découvert les autres langues qu’on parle là-bas.
A Grenoble on ne parle plus tellement de langue régionale, (le franco-provencial) mais à Nice évidemment il y a le provençal et puis il faut dire aussi que je suis née de père basque et de mère catalane. J’ai donc déjà été sensibilisée aux langues régionales avant de venir en Lorraine et c’est cela qui m’a intéressé ici : découvrir une langue que j’ignorais totalement.
Maintenant je m’intéresse à beaucoup de langues dans le monde. Ceci dit je voyage beaucoup et je me penche sur les langues minorisées par d’autres langues dominantes.
C : Parlez vous d’autres langues ?
MR : Je ne parle pas obligatoirement d’autres langues. Je suis souvent avec des interprètes, j’essaye d’apprendre. Mais je sais toujours dire les phrases habituelles comme « bonjour », « merci », « comment ça va ! » à chaque fois que je le peux. Cependant c’est surtout la façon dont les langues se rencontrent qui m’intéresse.
C : Vous avez fréquenté Daniel Laumesfeld, comment trouvez vous l’exposition ?
Est-elle à la hauteur de vos attentes ?
MR : Elle est superbe. Je suis extrêmement émue. Mais étonnée aussi de voir ce qu’on a fait de tous ces petits documents qui étaient personnels comme les petites photos. J’apprécie la façon dont les professionnels ont exposé car on peut remarquer que ce sont des personnes qui ont eu envie de mettre une langue en valeur à travers cette exposition. Plus particulièrement j’aimerais beaucoup qu’elle soit exposée partout en France et pas uniquement en Lorraine. Je connais déjà en Occitanie, dans le Pays Basque ou dans d’autres régions attachées à leur patrimoine, des gens qui aimeraient montrer cette exposition. Je pense qu’elle a une mérite d’être exposée aussi ailleurs qu’en Lorraine.
C : Avez-vous déjà signé le livre d’or ?
MR : Oui bien sûr, hier ça a été la première chose que j’ai faite. J’ai été très contente. J’aimerais féliciter les organisateurs. J’ai déjà félicité M. Gammel car je pense qu’il a une sensibilité artistique qu’il exprime parfaitement dans sa mise en valeur des différents objets exposés.
C : Comment s’est passée votre intervention au Lycée Jean de Pange, Henri Nominé et Sainte Chrétienne ?
M R : Cela s’est très bien passé et je remercie les organisateurs. Je sais que cela n’est pas simple, d’ailleurs je n’étais même pas sûr que cela marcherait, ni même que cela aurait lieu dans ce contexte actuel de grèves. J’ai eu la grande surprise d’avoir été très bien accueillie, par des élèves d’une part et les gens intéressés, mais aussi par les chefs d’établissements présents et des professeurs d’autre part.
Enfin, les gens étaient sensibilisés et conscients de l’enjeu du thème abordé. Je tiens à signaler qu’il s’agissait principalement d’élèves de la section culture régionale. Malgré tout j’ai été très touchée par leur disponibilité et leur accueil.
C : Êtes-vous prête à refaire une intervention ?
M R : Bien sûr, je pense c’est indispensable. De plus nous nous sommes rendus compte avec M. Atamaniuk qu’il faudrait encore faire mieux dans le sens où il faudrait préparer à l’avance par exemple, des textes de Daniel Laumesfeld. On aurait pu les leur donner afin qu’ils se familiarisent avec ces textes évocateurs et qu’ils soient encore plus au courant. Ils auraient ainsi discuté d’avantage avec moi. Aujourd’hui j’ai fait une conférence, s’ils avaient au préalable disposé d’informations, on aurait pu faire en plus un débat.
C : Que pensez vous de l’affiche et quelle qui pourrait être selon vous la mascotte de l’année prochaine ?
M R : Elle est très belle et très étonnante. Je l’ai envoyée à d’autres personnes en France et même à l’Etranger. Ils la trouvent tous magnifique. Par ailleurs, j’ai un ami qui l’a nommée Marguerite. Elle est très réussie avec sa boucle d’oreille, mais ce qui me plait dans cette affiche, c’est la façon dont elle présente le festival. Il dé-folklorise le Platt c'est-à-dire qu’il n’apparaît pas comme une langue ou comme culture folklorique mais comme quelque chose de moderne et d’actuelle. Et comme animal … j’imagine volontiers quelque chose de joyeux comme un oiseau ou une grenouille
C : Avez vous un message pour les fidèles du Platt ?
MR : Schwätze Platt ! (rires)
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Ich war ùff em Soirée le 7 avril 2006 à 20 h
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Rendez vous dans le Nawieserviertel, plus précisément dans le cinéma Achteinhalb à Sarrebruck. C’est un petit cinéma plutôt sympathique dissimulé dans son quartier. Laurent Barthel et son équipe de collégiens de Sarreguemines y ont joué après leur succès de la veille au cinéma Forum de Sarreguemines.
Les élèves ont très bien réussi leur spectacle spécial Karl Valentin en Platt. Il faut cependant noter qu’ils y ont travaillé très longtemps pour obtenir ce résultat extraordinaire !!
J’ai trouvé les interprétations très drôles et amusantes, j’ai beaucoup apprécié les sketchs «Bohnhofszene» et «In de Abethek».
Petit zoom sur la distribution :
Carolinchen : Parlez-moi de vous ?
Sophie : Je m’appelle Sophie j’ai 15 ans, et je suis en 3e 5 Européenne au Collège Jean Jaurès. J’ai commencé en 4e à l’atelier théâtre, et j’ai continué cette année.
C : Est-ce que l’une de vous trois envisage une carrière d’acteur ?
Anastatica : Oui, j’envisage une carrière dans cette voie là.
C : Votre représentation à Sarreguemines s’est elle bien déroulée ?
Toutes les trois : Oui…super bien !
C : Cela vous a-t-il plu de travailler avec Laurent Barthel ?
Stéphanie : Oui, il n’est jamais stressé… et cela nous a fait très plaisir.
C : Vous parlez le platt ?
Stéphanie : Oui, on le comprend car à la maison c’est une langue parlée. Mais on le parle très occasionnellement.
C : Combien de fois as-tu donné une claque à ton collègue acteur dans le sketch « Bohnhofszene »?
Étienne : 53 fois je crois… une de plus ou de moins.
C : Et est ce que ça lui a fait mal ?
Étienne : Je crois qu’on l’a emmené aux urgences (rires)
Stéphanie : C’était la dernière, alors il devait assurer.
C : Êtes-vous content de votre équipe ?
Laurent Barthel : Je suis très content, ils se sont très bien amusés à préparer cette représentation. Les enfants ont appris beaucoup de choses. Par exemple, maintenant ils s’amusent à utiliser le platt entre eux. .
C : L’ambiance était-elle en général conviviale ?
L.B : Pendant les répétitions mais aussi pendant les représentations elle était conviviale. Certes, en répétion, il faut bien canaliser les choses … Enfin cela a porté ses fruits. C’était vraiment fabuleux !!
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Ich war ùff em Soirée le 4 avril 2006 à 20 h au Casino des Faïenceries |
Quel drôle d’endroit pour faire une mise en scène en chansons et en lectures de poèmes de Daniel Laumesfeld ?! Pourtant, ses amis proches lui ont rendu hommage… dans la salle d’exposition qui lui est entièrement dédiée.
Une soirée d’une véritable dimension multiculturelle a été proposée aux spectateurs : des textes de qualités déclinés en platt des quatre coins de la région.
Marc Rimlinger, Alfred Gulden, Jo et Gérald Nousse, Roland Helm, Karin Klee et Janos Hegedüs étaient aussi présents.
J’ai trouvé cette soirée très intéressante, d’un point de vue linguistique. J’ai apprécié qu’elle se déroule dans la salle consacrée à l’exposition de Daniel Laumesfeld. D’ailleurs, les artistes ont réalisé une très bonne performance.
Petit zoom surles impressions des artistes :
Carolinchen: Sie haben heute Abend gesungen? Was war Ihr Eindruck?
Karin Klee: Das Konzert war wunderbar wie auch die Musik. Ich habe es sehr genossen, denn ich habe das Gefühl gewonnen, dass die Musiker sich sehr mit den Texten von Daniel Laumesfeld beschäftigt haben. Außerdem hat Jo die Musik gut gekannt.
Jo Nousse: Heute Abend in Saarguemines hatten wir eine ganze andere Stimmung bei einem dem Abend in Thionville. Dort war alle Gefühle geteilt da das Publikum Daniel Laumesfeld gekannt hatte. Die Stimmung war viel tiefgründiger und wir haben dem Publikum mehr zugehört. Außerdem, empfand ich, dass alle sehr Aufmerksam den Werken von Daniel Laumesfeld zugehört haben. Vielleicht hängt es damit zusammen, dass in Thionville weniger Musik gespielt wurde und mehr Publikum anwesend war.
Karin Klee: Ich möchte noch hinfügen, dass die Texte von Daniel Laumesfeld von verschiedenen Autoren übersetzt wurden, dabei fügt jeder Autor, der frei übersetzt, auch etwas von sich hinzu. Dabei lernt man erst die Texte richtig zu schätzen!
C: Kannten Sie Daniel Laumesfeld?
KK: Bis ich Jo kennen gelernt habe, habe ich den Daniel Laumesfeld nicht gekannt.
C: Und wie finden sie diese Ausstellung?
JN: Absolut fantastisch und das ist eine wirklich große Ehre was die Stadt „Saareguemines“ daraus gemacht hat. Ich finde es schon toll, wie sie mich aufgenommen haben, wo ich doch aus einem ganz anderen Teil des Departements komme. Ich finde diese Initiative tiptop und ich hoffe, dass diese Ausstellung das gesamte Departement Lothringen durchwandert, aber auch gerne über die umliegenden Grenzen zum Beispiel nach Luxemburg. Es wäre schön wenn die Ausstellung überall hinreisen könnte.
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